Et hop ! Le p'tit Nicolas prend l'avion pour aller chercher les journalistes français prisonniers au Tchad. Il enSarkozyexta profite pour faire les courses de Zapatero en rapatriant les hôtesses espagnoles.
Faut le comprendre, le p'tit Nicolas : depuis qu'Elle est partie, il est obligé de tout faire tout seul !  Et, franchement, il mérite bien son augmentation ! Vous croyez que c'est une sinécure, vous, de se retrouver au Tchad, en plein cagnard, vêtu d'un manteau d'hiver, et de se taper le père Seguin (avec le clone déteint de Gérard Philippe en deuxième couteau) dès le lendemain matin ?

Mais voilà : le p'tit Nicolas fait n'importe quoi !

Parce qu'enfin, il est président de la République Française, quand même !  Et il est sans doute le seul à ne pas s'en rendre compte.
Ou alors... Mais je n'ose y penser... Il est bien président, mais pas de notre République Française : de la sienne.
Ça explique tout.

Notamment le discours raciste de Dakar. Il y exprimait bien ce qu'il pense. Car enfin, son action récente au Tchad est bien l'expression du plus parfait mépris pour le gouvernement, pour la Justice, de ce pays !
Que dirait-il, dressé sur ses ergots, si un quelconque représentant d'un pays africains se mêlait tout à coup de venir "récupérer" en France quelques pékins couleur d'ébène mouillés, à tort ou à raison, dans une affaire crapuleuse ?
Mais il s'étranglerait d'indignation, le p'tit Nicolas, en expliquant aux quatre vents qu'il ne saurait être question de laisser un nègre faire sa loi en France, pays de la démocratie et de la présomption d'innocence, tout ça...

Si l'on ne nie pas sa représentativité ni sa légitimité au gouvernement tchadien ; si l'on considère que ce pays dispose d'une justice organisée, et de magistrats intègres, on ne doit pas intervenir directement, comme un mercenaire monte un raid. Et surtout pas en mercenaire indépendant, au service de sa propre cause !

"Sauver" des journalistes, c'est une façon d'acheter la presse (déjà vendue, mais n'épiloguons pas...). Et rapatrier par la même occasion quelques ressortissants espagnols, ça prouve bien l'attachement de l'élite au peuple d'en-bas !
Bon, les autres, les escrocs illuminés (d'accointance sans doute avec quelques élus, quelques politiques, car sinon, comment expliquer les portes ouvertes des ministères et les Transals de l'armée ?), on les laisse dans leur geôle, et pis, on les désigne à la vindicte populaire. On a dû réfléchir aux possibilités de leur utilisation, sans en retenir une seule...

Il eût été plus sage, plus digne, plus républicain, de laisser l'instruction tchadienne démêler l'écheveau des responsabilités, des participations. Ainsi les journalistes, membres d'une agence de presse prestigieuse, les hôtesses et le pilote salariés d'une ligne commerciale connue, eussent pu recouvrer la liberté au bout de quelques semaines, et les coupables jugés. Il eût été alors temps d'entamer le ballet diplomatique, de peser peu ou prou sur les suites, sans pour autant désavouer d'avance la justice tchadienne.

Le p'tit Nicolas, c'est Tintin au Congo sous exta !