<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>campusliber</title><link>http://campusliber.canalblog.com/</link><description>Billets d&apos;humeur et d&apos;humour...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 23 Feb 2012 21:39:04 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Edito</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/6718450.html</link><category>C&apos;est moi qui l&apos;ai dit !</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/6718450.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6718450/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/6718450.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/21/375228/18567959.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;104&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;philippebuste&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/21/375228/18567959_p.png&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Publier un blog... &#xc7;a me ram&#xe8;ne aux &#xe9;poques pr&#xe9;-adolescentes, vous savez, ces moments o&#xf9; l’on consigne sur un carnet ses &#xe9;tats d’&#xe2;me, ses esp&#xe9;rances et ses chagrins... Mais ces carnets intimes, pas question de les faire lire &#xe0; qui que ce soit !&lt;br /&gt;Est-ce qu’en vieillissant on perd sa pudeur ? Sans doute... Aujourd’hui, mettre en montre ses interrogations, ses certitudes, ses turpitudes, devient un (une ?) mode d’existence sociale.&lt;br /&gt;Mais publier, c’est aussi une arme. La formidable opportunit&#xe9; de l’Internet r&#xe9;side dans cette facilit&#xe9;, combattue par beaucoup, mais qui reste l’esprit de ce medium : chacun peut recevoir, et chacun peut &#xe9;mettre. Ainsi, les id&#xe9;es se r&#xe9;pandent, subversives ou convenues : puissent les premi&#xe8;res avoir raison des secondes !&lt;br /&gt;De plus en plus (et particuli&#xe8;rement en France depuis l’av&#xe8;nement du P’tit Nicolas) l’information est manipul&#xe9;e. Les contre-v&#xe9;rit&#xe9;s, les aberrations, la malhonn&#xea;tet&#xe9; pour tout dire, de nos dirigeants, de nos repr&#xe9;sentants (!), se diluent dans un conformisme confortable dont l’inculture g&#xe9;n&#xe9;rale fait le lit.&lt;br /&gt;Anastasie a pos&#xe9; ses ciseaux, elle n’en a plus besoin : nous allons les yeux band&#xe9;s...&lt;br /&gt;Alors, peut-&#xea;tre, publier un blog est-ce d&#xe9;faire un peu le bandeau ? Seule cette interrogation sera mon excuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui tend le discours vers le partage d’id&#xe9;es ou d’id&#xe9;aux participe de la rh&#xe9;torique. Seul l’humour permet de ferrailler &#xe0; fleurets non-mouchet&#xe9;s sans risquer le sang.&lt;br /&gt;Et puis, le rire est ce qui se partage le mieux et ce dont on se souvient le plus volontiers.&lt;br /&gt;N’attendez-donc pas que je sois s&#xe9;rieux : l’irr&#xe9;v&#xe9;rence, la mauvaise-foi patent&#xe9;e, le cynisme (et m&#xea;me parfois son contraire, le sarcasme), la rigolade rabelaisienne, et cette certaine distance qui permet de rire de tout y-compris de soi-m&#xea;me, tireront les r&#xea;nes de l’instrument aratoire dont j’entends user pour d&#xe9;fricher un coin de jach&#xe8;re : mon jardin public.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Jul 2010 06:43:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sarkol&#xe9;on tel qu&apos;en lui-m&#xea;me...</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/18601688.html</link><category>Politique circus</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/18601688.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/18601688/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/07/17/18601688.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/55/375228/55248327.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;224&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Sarkozy_portrait_officiel_O_E_77342_3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/55/375228/55248327_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(caricature)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Jul 2010 06:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Plaisirs solitaires 2</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/04/02/17448668.html</link><category>Olaisirs solitaires</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/04/02/17448668.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/17448668/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2010/04/02/17448668.html</guid><description>&lt;p&gt;La fraise est un fruit tr&#xe8;s particulier : elle est exhibitionniste, et d&#xe9;nu&#xe9;e de tout sentiment maternel.&lt;br /&gt;Il n&apos;&#xe9;chappera &#xe0; personne que, de plus, elle est rouge.&lt;br /&gt;J&apos;aime &#xe0; la d&#xe9;shabiller, quoique je sois un peu d&#xe9;&#xe7;u par la fraise moderne : quand j&apos;&#xe9;tais jeune - c&apos;era una volta...- il suffisait de tirer sa queue verte pour que s&apos;&#xe9;chappe &#xe0; sa suite, sous la corolle des petites feuilles, un cœur oblong et p&#xe2;le, qui laissait un vide propice &#xe0; l&apos;accueil de la cr&#xe8;me fra&#xee;che onctueuse, grasse, jaune, ap&#xe9;ritive...&lt;br /&gt;La fraise d&apos;aujourd&apos;hui s&apos;&#xe9;tiole dans de suspectes barquettes bard&#xe9;es d&apos;&#xe9;tiquettes vantant de faux m&#xe9;rites. Elle n&apos;a plus de cœur. On n&apos;attend plus gu&#xe8;re qu&apos;elle soit m&#xfb;re pour la cueillir, et son fard est artificiel.&lt;br /&gt;La plus go&#xfb;teuse - la moins fade, dirons-nous - reste la fraise ib&#xe8;re. Nous n&apos;aurons que m&#xe9;pris pour l&apos;inf&#xe2;me Gariguette, ou la suspecte Mara des bois.&lt;br /&gt;Mais il reste malgr&#xe9; tout une grande joie : son &#xe9;ventration. Un couteau d&apos;office convenablement aiguis&#xe9; entame facilement la chair tendre, mais sit&#xf4;t pass&#xe9; l&apos;&#xe9;piderme , la chair oppose une r&#xe9;sistance qui fait chanter le couteau. Et bient&#xf4;t tombent en pluie dans le saladier opportun les tranches ou les quartiers dont les nuances color&#xe9;es de la nacre au carmin ne sont pas sans &#xe9;voquer les couleurs intimes de la femme.&lt;br /&gt;La bouteille de Bordeaux vieux, d&#xe9;bouch&#xe9;e depuis une couple d&apos;heures, s&apos;a&#xe8;re lentement. Un nuage de sucre nappe bient&#xf4;t les fruits &#xe9;cartel&#xe9;s. le vin enfin les noie, un tour de moulin &#xe0; poivre, un soup&#xe7;on de canelle, ou de muscade, les zestes de quelque citron, et voil&#xe0; le dessert pr&#xea;t; Le saladier couvert d&apos;un torchon gagnera les flancs du r&#xe9;frig&#xe9;rateur, attendant son heure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus int&#xe9;ressant, dans la salade de fraises, c&apos;est sa fin.&lt;br /&gt;Ce fruit porte en effet ses graines &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur, assurant ainsi &#xe0; ses descendants une libert&#xe9; pr&#xe9;coce, que le vin exacerbe (comme de bien entendu, c&apos;est pour cela qu&apos;on l&apos;interdit aux prisonniers, qu&apos;on le mesure aux pr&#xea;tres, qu&apos;on le d&#xe9;conseille &#xe0; l&apos;ouvrier.).&lt;br /&gt;Ainsi, dans le fond du saladiers, comme ivres, les rejetons voguent, loin de leurs m&#xe8;res englouties qui n&apos;ont rien fait pour les retenir. Petits grains noirs battus aux flots vineux, ils ont l&apos;air &#xe0; la fois occup&#xe9;s et d&#xe9;sorient&#xe9;s.&lt;br /&gt;Je me demande toujours o&#xf9; ils pensent aller.&lt;br /&gt;Et je me dis toujours que nous sommes comme eux.&lt;br /&gt;Si nous &#xe9;tions plus nombreux &#xe0; penser que nous partageons le destin des fils des fraises, sans doute le monde serait-il plus sucr&#xe9;...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 Apr 2010 13:35:08 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;ultima cena</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9599597.html</link><category>Une &#xe9;poque formidable</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9599597.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9599597/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9599597.html</guid><description>&lt;p&gt;Il l&apos;a sorti de son portefeuille. Il l&apos;a pos&#xe9; sur la table. Il a d&#xe9;corn&#xe9; l&apos;angle gauche, il l&apos;a liss&#xe9;, du revers de la main. Il l&apos;a plac&#xe9; bien droit, perpendiculaire au bord de la table.&lt;br /&gt;Puis il l&apos;a remis dans son portefeuille, bien rang&#xe9;, soigneusement.&lt;br /&gt;Son dernier billet de 50 euros.&lt;br /&gt;Et puis il a pris la voiture, o&#xf9; le t&#xe9;moin de r&#xe9;serve de la jauge &#xe0; essence clignotait. Il a mis le cap sur la grande surface.&lt;br /&gt;Il a d&#xe9;croch&#xe9; un caddy, il a travers&#xe9; le parking, il est entr&#xe9;.&lt;br /&gt;Il a fait tous les rayons, surtout ceux o&#xf9; il ne pouvait rien acheter.&lt;br /&gt;Il a pris de la farine, pour faire le pain ; du beurre, pour faire les tartines ; du lait pour tremper les tartines ; du sucre et de la Ricor&#xe9;, il lui en restait assez pour finir le lait.&lt;br /&gt;Il a pris du fromage r&#xe2;p&#xe9;, quelques yaourts ; des œufs ; un talon de jambon, c&apos;est moins cher... Une demi-tranche de p&#xe2;t&#xe9;, un peu de Roquefort...&lt;br /&gt;Il a entass&#xe9; quelques paquets de p&#xe2;tes, mais des bonnes, des vraies, de Cecco ; puis, quand m&#xea;me, une plaque de chocolat, parce que, hein...&lt;br /&gt;Il est pass&#xe9; &#xe0; la caisse, et des pi&#xe8;ces ont encombr&#xe9; sa poche en &#xe9;change du billet.&lt;br /&gt;Il est rentr&#xe9; chez lui... Enfin, chez lui... Dans le petit appartement sans &#xe2;me au second &#xe9;tage d&apos;un immeuble sans charme, o&#xf9; il ber&#xe7;ait sa solitude.&lt;br /&gt;Il y avait encore, dans le cong&#xe9;lateur, une andouillette oubli&#xe9;e, un peu de saumon... Dans le frigo du vin blanc, dans l&apos;armoire quelques conserves...&lt;br /&gt;Il a fait du pain ; il a coup&#xe9; de larges tartines ; il a pris dans l&apos;armoire une bo&#xee;te de c&#xe8;pes d&#xe9;shydrat&#xe9;s, il les a mis dans l&apos;eau ti&#xe8;de. Il a battu les œufs avec un peu de lait. Il a fait sauter les champignons ; il a vers&#xe9; dessus les œufs battus, avec un peu de persil&amp;nbsp; ; il a fait cuire l&apos;omelette, baveuse.&lt;br /&gt;Il a fait glisser l&apos;omelette dans l&apos;assiette, et a vers&#xe9; dessus un filet de vinaigre, de son vinaigre, fait &amp;quot;maison&amp;quot;.&lt;br /&gt;Il s&apos;est assis devant la petite table, il a mang&#xe9; l&apos;omelette avec les tartines, et bu un peu de Bordeaux, une demi-bouteille d&#xe9;nich&#xe9;e au fond de l&apos;armoire.&lt;br /&gt;Il a fini son repas avec une paire de yaourts ; &#xe0; la fraise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, il a mang&#xe9; l&apos;andouillette, avec un d&#xe9;gla&#xe7;age au vin blanc, et une poign&#xe9;e de frites, parce qu&apos;il restait des pommes de terre - un peu germ&#xe9;es - dans l&apos;armoire, et qu&apos;il y avait de l&apos;huile dans la friteuse. Puis banane (ah, oui, il avait aussi achet&#xe9; trois bananes !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour d&apos;apr&#xe8;s, il s&apos;est fait le saumon, avec des tartines et le jus d&apos;un vieux citron qui tra&#xee;nait l&#xe0;, dans la corbeille &#xe0; fruits, un peu frip&#xe9;... Quelques œufs durs, une mayonnaise...&lt;br /&gt;Il a mang&#xe9; du fromage blanc, avec du sucre, plein de sucre, il a pas le droit mais de toutes fa&#xe7;ons &#xe7;a fait des semaines qu&apos;il ne prend plus les m&#xe9;dicaments pour son diab&#xe8;te, alors...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour encore... Jambon/nouilles, avec plein de r&#xe2;p&#xe9; comme quand il &#xe9;tait petit. La derni&#xe8;re banane...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus un jour : pasta alio-olio, con formaggio grattugiato, il en restait dans le frigo. Il a entam&#xe9; la plaquette de chocolat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour nouveau : pasta comme hier, il n&apos;y a plus beaucoup de fromage. Dans l&apos;armoire, une bo&#xee;te de confit de canard, qu&apos;il gardait comme &#xe7;a, pour &amp;quot;avoir de quoi&amp;quot; en cas d&apos;impr&#xe9;vu. Il y est en plein, dans le besoin, dans l&apos;impr&#xe9;vu. Il garde la bo&#xee;te pour le dernier jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain d&apos;hier : la fin des p&#xe2;tes. Il explore l&apos;armoire : elle rec&#xe8;le des tr&#xe9;sors. mais il sait qu&apos;il en aura besoin. Pour apr&#xe8;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour suivant : c&apos;est le jour du confit ! Il le pr&#xe9;pare soigneusement, bien d&#xe9;graiss&#xe9;, doucement chauff&#xe9; au four. Pommes cuites dans la graisse, beaucoup d&apos;ail, du persil : un pur d&#xe9;lice.&lt;br /&gt;Il boit une bouteille de cidre, enti&#xe8;re. Encore un tr&#xe9;sor de l&apos;armoire, un t&#xe9;moin de sa vie d&apos;avant, qui s&apos;en va...&lt;br /&gt;Il finit le chocolat, et retrouve m&#xea;me une vieille p&#xe2;te de fruit, coing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;ant&#xe9;p&#xe9;nulti&#xe8;me jour : il fait l&apos;inventaire de l&apos;armoire. Le frigo est vide. Il reste des trucs...&lt;br /&gt;Il mangera d&apos;abord le riz, avec une bo&#xee;te de sauce tomate ; puis les quelques p&#xe2;tes qui restent, avec de l&apos;huile d&apos;olive ; puis la bo&#xee;te de petits pois... Tiens, il reste de quoi faire du pain. Mais pas de beurre. Mais de la confiture !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n&apos;attaquera pas les fonds de bouteilles d&apos;ap&#xe9;ro avant... Disons deux jours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;avant dernier jour : l&apos;armoire est comme la bourse d&apos;Isaac Laaquedem. Ses flancs c&#xe8;dent encore des raisins secs, une soupe de poissons Liebig, des noix et des olives. Oh, une bo&#xee;te de sardines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier jour : pain. Confiture. Rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du monde : son couteau, ses meilleures chaussures, un bon jean... Les doigts courent sur l&apos;&#xe9;tag&#xe8;re, choisir un bon bouquin... Le Journal du vieux Jules, tiens...&lt;br /&gt;Une besace, un peu de linge. La porte. Un dernier regard, d&#xe9;j&#xe0; ailleurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il referme la porte, &#xe0; clef. Il descend l&apos;escalier, lentement, lourdement. Arriv&#xe9; sur le trottoir, il h&#xe9;site, puis jette la clef.&lt;br /&gt;D&#xe9;lib&#xe9;r&#xe9;ment, il tourne le dos &#xe0; la ville, et se met en marche, jusqu&apos;au pont, puis jusqu&apos;&#xe0; la route, puis jusqu&apos;aux champs...&lt;br /&gt;Il reviendra, plus tard, quand il sera vraiment au bout, vers le confort des porches de la ville, vers les merveilles de ses poubelles, vers la fraternit&#xe9; du peuple de l&apos;ab&#xee;me...&lt;br /&gt;L&#xe0;, maintenant, il a juste envie de marcher vers rien.&lt;br /&gt;Il est libre.&lt;br /&gt;Il est seul.&lt;br /&gt;Il est un acronyme : SDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#xe9;j&#xe0; mort, il met juste un peu de temps entre sa vie et sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pignon d&apos;une grange, claquant au vent, une vieille affiche de la campagne fait sourire un Sarkozy d&#xe9;fra&#xee;chi :&amp;nbsp; Tout devient possible...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Jun 2008 21:21:23 GMT</pubDate></item><item><title>Plaisirs solitaires 1</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9636301.html</link><category>Plaisirs solitaires</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9636301.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9636301/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/06/16/9636301.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand je bois, au goulot, quelques lamp&#xe9;es de la bouteille de San Pellegrino qui, sortie du frigo depuis un certain temps, ti&#xe9;dit lentement sur un coin du bureau en ruisselant sa sueur glac&#xe9;e, je me sens tout &#xe0; coup part du monde.&lt;br /&gt;Les premi&#xe8;res gorg&#xe9;es sont ti&#xe9;dasses, mais soudain, l&apos;onde fra&#xee;chit, comme si l&apos;eau emprisonn&#xe9;e r&#xe9;servait &#xe0; son inventeur profond seul, les frissons bienfaisants du froid.&lt;br /&gt;Et l&#xe0;, je suis l&apos;ours blanc qui sur la banquise se languit du r&#xe9;chauffement atmosph&#xe9;rique et trouve enfin un iceberg ; je suis Edmond Carr&#xe9; partageant un ap&#xe9;ritif glac&#xe9; avec le farouche targui &#xe9;tonn&#xe9; mais ravi ; je suis le Haroun Tazieff d&apos;un volcan auvergnat racont&#xe9; par Vialatte ; je suis la falaise o&#xf9; le manchot surmen&#xe9; trouve &#xe0; ses pieds fourbus le refuge d&apos;une glace oubli&#xe9;e par l&apos;&#xe9;t&#xe9;...&lt;br /&gt;Est-ce que les m&#xea;mes mains ouvri&#xe8;res, et opini&#xe2;tres, qui inlassablement jettent dans la bouteille toutes ces petites bulles, y pr&#xe9;cipitent aussi la fra&#xee;cheur que sublime le r&#xe9;frig&#xe9;rateur ?&lt;br /&gt;On ne se demande jamais assez d&apos;o&#xf9; viennent les choses, et, surtout, vers quoi elles nous emm&#xe8;nent...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Jun 2008 21:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Marguerite</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/04/30/9005944.html</link><category>Pol&#xe9;sie (merci &#xe0; Pierre Desproges)</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/04/30/9005944.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9005944/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/04/30/9005944.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce matin, je descendais l&apos;escalier, et je n&apos;ai pas senti l&apos;odeur du caf&#xe9;.&lt;br /&gt;Alors &#xe7;a m&apos;est revenu : Marguerite est morte hier.&lt;br /&gt;Ils l&apos;ont emmen&#xe9;e. Il m&apos;ont dit des riens de paroles douces, comme on parle aux enfants.&lt;br /&gt;Quand j&apos;&#xe9;tais petit, &#xe0; la mort de ma grand&apos;m&#xe8;re, on m&apos;avait dit c&apos;est rien, elle est partie un peu, elle reviendra.&lt;br /&gt;J&apos;y avais cru.&lt;br /&gt;Mais l&#xe0;, elle reviendra pas, Marguerite.&lt;br /&gt;Et puis, si j&apos;i plus l&apos;&#xe2;ge de croire, j&apos;ai plus celui d&apos;attendre.&lt;br /&gt;C&apos;est dr&#xf4;le, ce qui prime, c&apos;est pas la tristesse. Non, &#xe7;a viendra plus tard. L&#xe0;, tout de suite, je me demande o&#xf9; elle range le caf&#xe9;.&lt;br /&gt;C&apos;est le d&#xe9;tail le plus important. &#xc7;a m&apos;&#xe9;nerve. Et &#xe7;a me fait peur.&lt;br /&gt;Depuis plus de cinquante ans on vivait ensemble. Dire qu&apos;on s&apos;aimait, c&apos;est peut &#xea;tre un peu trop : on aimait les habitudes de l&apos;autre. Oh, parfois, on retombait amoureux, pour une heure, ou une soir&#xe9;e, ou pour un rayon de soleil au-dessus du peuplier d&apos;Italie, l&#xe0;, au fond du jardin. On savait pas, mais on se retrouvait &#xe0; sourire et on se prenait la main.&lt;br /&gt;Elle est plus l&#xe0;, Marguerite, et &#xe7;a me fait peur.&lt;br /&gt;Je ne suis plus un gar&#xe7;on. je ne suis plus un homme, ni m&#xea;me un vieil homme, non, je suis un veuf.&lt;br /&gt;Comme une canne qu&apos;on m&apos;aurait enlev&#xe9;, et je ne sais plu si je saurai marcher.&lt;br /&gt;Je descends l&apos;escalier, machinalement, et le silence qui m&apos;accueille est froid. il me semble que la table de la cuisine brille moins, elle sent moins l&apos;encaustique.&lt;br /&gt;M&#xea;me les meubles savent que Marguerite est morte.&lt;br /&gt;Les bruits de la maison se sont tus. &lt;br /&gt;On devrait pas mourir. On devrait pas laisser l&apos;autre. On devrait l&apos;emmener avec soi,.&lt;br /&gt;Parce qu&apos;on se pr&#xe9;pare, faut pas croire. Pass&#xe9; dix heures, les soirs d&apos;hiver, devant la t&#xe9;l&#xe9; qui nous emmerde, on pense.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s un certain &#xe2;ge, l&apos;hiver c&apos;est toute l&apos;ann&#xe9;e. Alors on pense, on pense au grand vide, au grand noir, &#xe0; la fin, &#xe0; demain. On sait.&lt;br /&gt;Mais pas une seconde, on n&apos;imagine qu&apos;on va rester seul.&lt;br /&gt;M&#xea;me quand on dit &amp;quot;c&apos;est pour bient&#xf4;t, tu sais&amp;quot;, on garde un peu d&apos;espoir, et puis, on parle pour deux.&lt;br /&gt;Je peux m&#xea;me pas dire que j&apos;irai la rejoindre, je ne crois pas &#xe0; tout &#xe7;a. Quand on s&apos;&#xe9;teint, il n&apos;y a plus de lumi&#xe8;re, et c&apos;est tout. On ne sent rien.&lt;br /&gt;Mais ce rien je l&apos;aurai tout seul : Marguerite est morte hier.&lt;br /&gt;J&apos;ai plus envie de rester l&#xe0;. Oh, la voisine viendra me faire le m&#xe9;nage et la conversation, mais c&apos;est pas pareil. On a pas de souvenirs doux, elle et moi.&lt;br /&gt;Avec Marguerite, on en avait, des souvenirs doux. Parfois le soir, sous la couette, on entrem&#xea;lait nos vieilles carcasses, et on sentait le chaud d&apos;avant. On s&apos;endormait comme &#xe7;a, sans rien faire, sans rien dire, juste les yeux ouverts au dedans de l&apos;autre.&lt;br /&gt;Mais Marguerite est morte hier.&lt;br /&gt;Je sais ce que je vais faire. Je vais aller dans toutes les pi&#xe8;ces de la maison, et puis apr&#xe8;s dans le jardin, et puis dans les rues du village, et dans les champs alentour, jusqu&apos;au canal. Et je regarderai les murs qui l&apos;ont vue, les pierres qui l&apos;ont vue, les arbres qui l&apos;ont vue. Et jusqu&apos;au caillou du sentier, &#xe0; la folle avoine du foss&#xe9;, je demanderai s&apos;ils l&apos;ont vue.&lt;br /&gt;L&apos;air &#xe9;tait si doux quand il l&apos;enveloppait.&lt;br /&gt;Je sais bien ce qu&apos;ils penseront, ceux qui m&apos;entendront parler aux pierres. Mais je m&apos;en fous. Je leur dirai :&lt;br /&gt;Marguerite est morte hier.&lt;br /&gt;Je ne veux pas.&lt;br /&gt;Je ne veux pas qu&apos;elle soit morte.&lt;br /&gt;Les guerres, les catastrophes, les &#xe9;pid&#xe9;mies, les horreurs dans le journal, tout &#xe7;a c&apos;est rien : Marguerite est morte hier.&lt;br /&gt;J&apos;ai plus personne &#xe0; qui le dire. A qui le dire et qui comprendrait.&lt;br /&gt;Ils savent pas. J&apos;aurai la tape sur l&apos;&#xe9;paule, et puis ils se d&#xe9;tourneront, parce que &#xe7;a les g&#xea;ne de voir un vieux pleurer.&lt;br /&gt;Quand elle marchait devant moi, je la voyais jeune fille, et elle, quand elle me regardait en soldat dans le cadre ovale au-dessus de la chemin&#xe9;e, elle me voyait jeune homme.&lt;br /&gt;Il n&apos;y avait plus qu&apos;elle.&lt;br /&gt;Marguerite.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 01:53:20 GMT</pubDate></item><item><title>Les rollmops</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/02/26/8100821.html</link><category>Rions un peu...</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/02/26/8100821.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8100821/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/02/26/8100821.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Rh&#xe2;&#xe2;&#xe2;&#xe2; p&#xfb;&#xfb;&#xfb;&#xfb;&#xfb;tain des rollmops ! C&apos;est un truc d&apos;homme, &#xe7;a !
&lt;br /&gt;
J&apos;ai d&#xe9;couvert ce mets particulier au Danemark. C&apos;&#xe9;tait l&amp;quot;hiver.
D&apos;ailleurs, c&apos;est toujours l&apos;hiver, l&#xe0;-bas. Faisait froid, donc. &lt;br /&gt;
Par-del&#xe0; les grandes baies de l&apos;h&#xf4;tel,encadr&#xe9;s de bois brut, sur la
neige blanche infiniment, il ne se passait rien. Mais alors rien de
rien.
&lt;br /&gt;Je descendis l&apos;escalier de bois brut pour rejoindre la salle &#xe0;
manger o&#xf9; une th&#xe9;orie d&apos;autochtones engloutissait un copieux
petit-d&#xe9;je&#xfb;ner, en fredonnant cette vieille scie d&apos;Enrico Macias &amp;quot;...
les gens du Nord, ont dedans le chauffage qu&apos;ils n&apos;ont pas dehors...&amp;quot;
&lt;br /&gt;A peine &#xe9;tais-je assis &#xe0; la table de bois brut que mon voisin me
flanquait une grande claque dans le dos, en me disant des trucs o&#xf9;
figuraient un certain nombre de &amp;quot;o&amp;quot; barr&#xe9;s. Je n&apos;eus pas m&#xea;me le temps
de lui r&#xe9;pondre que je n&apos;entendais rien aux langues foresti&#xe8;res (en
bois brut) que devant moi l&apos;on posait un saladier empli de curieux
rouleaux gris-bleut&#xe9; baignant dans la saumure. Je me demandai avec
effarement si ce peuple trempait l&#xe0;-dedans ses croissants.
&lt;br /&gt;Je regardais autour de moi avec curiosit&#xe9;. Autour de la table, des
m&#xe2;les, uniquement. Et sur la table, rien qui ressembl&#xe2;t &#xe0; du caf&#xe9;, du
pain, de la confiture... Mes commensaux parlaient fort, s&apos;esclaffaient,
sans interrompre un ballet bien r&#xe9;gl&#xe9; : chacun puisait devant lui, dans
un saladier, un de ces rouleaux ; il en trempait l&apos;extr&#xe9;mit&#xe9; dans un bol de cr&#xe8;me aigre dispos&#xe9; au milieu de la table ; d&apos;un coup de
glotte puissant, le poisson &#xe9;tait alors aval&#xe9; ; puis, d&apos;une main s&#xfb;re,
chacun emplissait son petit verre d&apos;un breuvage (j&apos;appris plus tard
qu&apos;il s&apos;agissait d&apos;un distillat local, l&apos;aquavit, certainement &#xe0; base
de bois brut aussi !) et se le t&#xe9;l&#xe9;phonait aussi sec. A peine s&#xe9;ch&#xe9;es
les larmes qui lui montaient au visage apr&#xe8;s l&apos;op&#xe9;ration, chacun
derechef puisait un nouveau rouleau de poisson, ad libitum...
&lt;br /&gt;Habitu&#xe9; des nourritures bizarres (j&apos;ai beaucoup voyag&#xe9;, mais
surtout j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; pensionnaire au petit s&#xe9;minaire de Meaux, puis d&#xe9;tenu
&#xe0; la Sant&#xe9;), je d&#xe9;cidai d&apos;essayer.
&lt;br /&gt;Bon, la premi&#xe8;re bouch&#xe9;e peut surprendre. Mais l&apos;aquavit fait
passer beaucoup de choses. D&apos;ailleurs, on devrait commencer prar
l&apos;aquavit, AVANT le poisson... Cela dit, l&apos;aquavit, au p&apos;tit d&#xe8;j&apos;, sur
le coup de 8 h du mat&apos;, faut une certaine sant&#xe9;...
&lt;br /&gt;J&apos;eus, je l&apos;avoue, du mal &#xe0; ne pas restituer sur le plancher de
bois brut cette premi&#xe8;re bouch&#xe9;e. Je n&apos;eus pas le temps : aimablement,
mon voisin me tendait d&#xe9;j&#xe0; un nouveau rouleau, en &#xf4;tait d&#xe9;licatement la
petite pique en bois (brut) qui le transper&#xe7;ait (ah, c&apos;est donc &#xe7;a :
j&apos;avais bien trouv&#xe9; que c&apos;&#xe9;tait un peu dur !), et remplissait mon
verre.
&lt;br /&gt;
Je dois dire qu&apos;au bout de quelques verres, je me laissai volontiers gagner par une l&#xe9;g&#xe8;re euphorie...
&lt;br /&gt;
Quand la table fut vide de toute ressource halieutique, tout le monde se leva et entreprit de se d&#xe9;shabiller.
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Tiens, me dis-je, les douches sont donc collectives, ici ?!?&amp;quot;.
&lt;br /&gt;
Mon voisin me pressait de me d&#xe9;shabiller aussi. Bon. Soit.
&lt;br /&gt;
Je pris ma place dans la file, qui s&apos;&#xe9;branla pour gagner... LA PORTE (en bois brut) QUI DONNAIT DEHORS !!!
&lt;br /&gt;Il m&apos;&#xe9;tait impossible de m&apos;&#xe9;chapper. Partout autour de moi l&apos;on se
pressait, et l&apos;&#xe9;lan m&apos;emporta dans la neige blanche infiniment...
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Curieusement, je n&apos;avais pas froid. L&apos;aquavit, sans doute... Je vis beaucoup avaient d&apos;ailleurs emport&#xe9; leur bouteille.
&lt;br /&gt;Et tout ce monde nu se roulait dans la neige en s&apos;esclaffant. Sur
la rivi&#xe8;re gel&#xe9;e, &#xe0; grands coups de hache, un petit groupe cassait la
glace : bient&#xf4;t les baigneurs s&apos;&#xe9;brouaient...
&lt;br /&gt;Je demeurais fig&#xe9; et interdit, si bien qu&apos;au bout d&apos;un moment ma
peau se nuan&#xe7;ait de jolies teintes de bleu... Voyant cela, deux
imp&#xe9;tueux gaillards me soulev&#xe8;rent et m&apos;entra&#xee;n&#xe8;rent vers une mani&#xe8;re
de petite cabane en bois brut, sans m&#xea;me un fenestron.
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Oh non, me dis-je, du poisson au p&apos;tit d&#xe8;j&apos;, passe encore, mais pas une sodomie !&amp;quot;.
&lt;br /&gt;Mais tel n&apos;&#xe9;tait pas le desseins de mes ravisseurs. Je fus jet&#xe9;
dans cette cabane, et me retrouvai dans la vapeur, au milieu de gens
nus suant &#xe0; grosses gouttes l&apos;aquavit pr&#xe9;c&#xe9;demment ingurgit&#xe9; : j&apos;&#xe9;tais
dans un sauna.
&lt;br /&gt;A peine la chaleur se r&#xe9;pandait-elle dans mon corps, g&#xe9;n&#xe9;rant un
d&#xe9;licieux engourdissement, qu&apos;un sauvage ouvrait la porte, et que tout
le monde se pr&#xe9;cipitait dehors. Derechef on me siasit et on m&apos;entra&#xee;na.
&lt;br /&gt;
Mes camarades de jeu se roulaient dans la neige, s&apos;en frictionnaient,
mais je n&apos;eus pas le temps de m&apos;&#xe9;tonner du proc&#xe9;d&#xe9; que je ressentis une
br&#xfb;lure dans le dos : un joyeux ahuri me fustigeait &#xe0; l&apos;aide d&apos;un petit
fagot de bois brut !
&lt;br /&gt;Bien qu&apos;ayant constat&#xe9; alentour que ce jeu faisait partie des
activit&#xe9;s indig&#xe8;nes, je lui arrachai son fagot en poussant de hauts
cris, et m&apos;enfuis vers le h&#xe2;vre de l&apos;h&#xf4;tel.
&lt;br /&gt;
J&apos;avais compris pourquoi le drapeau de ce pays &#xe9;tait &#xe0; l&apos;exact inverse de celui dessin&#xe9; par Henri Dunant.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Il m&apos;arrive quelquefois de manger des rollmops. Ainsi parfois nous,
les hommes, aimons susciter la remembrance, f&#xfb;t-ce au prix d&apos;une l&#xe9;g&#xe8;re
amertume... La cr&#xe8;me aigre, s&#xfb;rement...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Feb 2008 11:47:37 GMT</pubDate></item><item><title>Mich&#xe8;le Alliot-Marie, la PFAT du P&apos;tit Nicolas</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/26/7700335.html</link><category>Politique circus</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/26/7700335.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7700335/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/26/7700335.html</guid><description>&lt;p&gt;Allons bon ! Le battle-dress sur mesure assorti au carr&#xe9; Herm&#xe8;s, la m&#xe8;che en bataille et le cerveau dans les&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/70/15/375228/21432353.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;117&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;200px_Antoine_de_Saint_Just&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/70/15/375228/21432353_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; bandes molleti&#xe8;res : la PFAT* (prononcer p&#xe9;-fat) se r&#xe9;veille.&lt;br /&gt;Enfin, se r&#xe9;veille... Comme elle a a peu pr&#xe8;s le niveau d&apos;activit&#xe9; neuronale d&apos;une tulipe, elle a d&#xfb; se faire siffler par le P&apos;tit Nicolas, qui lui a fait voir sa montre (c&apos;est une manie chez cet agit&#xe9; du bocal de faire voir sa montre &#xe0; toutes les passantes), et lui a jet&#xe9; en p&#xe2;ture le nonosse au parfum d&apos;hostie du &amp;quot;d&#xe9;poussi&#xe9;rage&amp;quot; de la loi de 1905.&lt;br /&gt;MAM, la bave aux l&#xe8;vres, s&apos;est jet&#xe9;e l&#xe0;-dessus comme la v&#xe9;role sur le bas-clerg&#xe9;, et a annonc&#xe9; &lt;em&gt;urbi et orbi&lt;/em&gt; un vaste programme visant &#xe0; r&#xe9;nover la la&#xef;cit&#xe9;.&lt;br /&gt;Comme tout cela vient du P&apos;tit Nicolas, on se souviendra de son discours devant je ne sais plus quel ar&#xe9;opage (l&apos;Institut des Hautes Etudes, peut-&#xea;tre ?), et de ses d&#xe9;clarations plus r&#xe9;centes, ainsi que de son voyage chez Beno&#xee;t, voyage dont n&apos;&#xe9;tait pas Mich&#xe8;le Alliot-Marie - pourtant Ministre des Cultes - avantageusement remplac&#xe9;e par l&apos;ineffable Bigard, dont je me demande avec un certain effarement s&apos;il a donn&#xe9; &amp;quot;Le l&#xe2;cher de salopes&amp;quot; au souverain pontife.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons tout d&apos;abord ce que c&apos;est que ce programme.&lt;br /&gt;Abolir la diff&#xe9;rence entre associations cultuelles et culturelles, et supprimer ou favoriser les carr&#xe9;s confessionnels dans les cimeti&#xe8;res.&lt;br /&gt;Voici donc la tulipe qui se m&#xea;le de scolastique, et d&apos;œcum&#xe9;nisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons ensuite ce que recouvre ce programme : une option et une obsession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;option, c&apos;est celle d&apos;une gestion sociale &#xe0; l&apos;am&#xe9;ricaine, doubl&#xe9;e d&apos;une manipulation des masses et des media. Confier aux associations cultuelles, et notamment musulmanes, la difficile mission de la &amp;quot;gestion&amp;quot; des banlieues, permettra &#xe0; l&apos;&#xe9;tat de se d&#xe9;fausser, tout en assurant une paix sociale de surface &#xe0; grands coups de subventions. Et ce au m&#xe9;pris d&apos;un endoctrinement mahom&#xe9;tan qui ne le c&#xe8;de en rien aux manipulations exerc&#xe9;es par l&apos;&#xe9;glise catholique quand la France &#xe9;tait encore sa fille a&#xee;n&#xe9;e.&lt;br /&gt;Soyons certains qu&apos;on nous pr&#xe9;pare l&#xe0; des g&#xe9;n&#xe9;rations d&apos;illumin&#xe9;s analphab&#xe8;tes qui feront nos lendemains chantants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;obsession, c&apos;est celle du despote &#xe9;clair&#xe9;. Le P&apos;tit Nicolas a le complexe de Napol&#xe9;on, et aussi celui de Danton, de Robespierre... et de St Just&amp;nbsp; (celui de Decize, hein, pas celui de Cantorb&#xe9;ry).&lt;br /&gt;Le petit homme a eu son jouet : la France.&lt;br /&gt;L&#xe0; o&#xf9; le Grand Charles &#xe9;pousait, le P&apos;tit Nicolas d&#xe9;truit. C&apos;est le signe de profonds d&#xe9;sordres, chez un enfant, que de d&#xe9;truire ses jouets pour regretter ensuite de l&apos;avoir fait.&lt;br /&gt;C&apos;est que l&apos;enfant a une conscience. Nicolas Sarkozy, non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;*ancienne d&#xe9;nomination du Personnel F&#xe9;minin de l&apos;Arm&#xe9;e de Terre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 26 Jan 2008 00:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les nouveaux juifs</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/10/7512378.html</link><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/10/7512378.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7512378/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/10/7512378.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/67/375228/20897929.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;107&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Brice_Hortefeux&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/67/375228/20897929_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On avait &amp;quot;d&#xe9;couvert l&apos;horreur&amp;quot;.&lt;br /&gt;On avait dit (une fois de plus) : plus jamais &#xe7;a !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis on recommence.&lt;br /&gt;Combien de temps faudra-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, l&apos;attitude de l&apos;Allemagne (son gouvernement, certes, mais aussi son peuple) envers les juifs est-elle radicalement diff&#xe9;rente de notre attitude (celle des&amp;nbsp; gouvernements, mais aussi des peuples europ&#xe9;ens) envers ceux que l&apos;on appelle&amp;nbsp; immigr&#xe9;s ill&#xe9;gaux, sans-papiers, en-situation-irr&#xe9;guli&#xe8;re ?&lt;br /&gt;Je sais qu&apos;il y a une diff&#xe9;rence de taille : nous n&apos;en sommes pas encore &#xe0; la volont&#xe9; d&apos;&#xe9;radiquer une race par l&apos;application d&apos;un plan industriel. Le fond est diff&#xe9;rent.&lt;br /&gt;Mais la forme ? Vilipender, et d&#xe9;shumaniser : la m&#xe9;thode est la m&#xea;me, seules les victimes d&#xe9;sign&#xe9;es sont diff&#xe9;rentes.&lt;br /&gt;D&apos;abord, les r&#xe9;duire &#xe0; une d&#xe9;signation : les immigr&#xe9;s n&apos;ont pas de pays, pas de racines, pas d&apos;histoire. Certains sont m&#xea;me &amp;quot;issus de l&apos;immigration&amp;quot; : parent&#xe8;le monstrueuse, g&#xe9;n&#xe9;ration spontan&#xe9;e, parth&#xe9;nogen&#xe8;se ? Mais en tout cas ce ne sont plus des hommes. Ils se d&#xe9;sincarnent en statistiques, en chiffres, en masses de couleur...&lt;br /&gt;Ensuite, cette d&#xe9;signation est charg&#xe9;e de tous les maux : l&apos;&#xe9;conomie bat de l&apos;aile ? C&apos;est leur faute. Le syst&#xe8;me de couverture sociale est d&#xe9;ficitaire ? C&apos;est leur faute. L&apos;ins&#xe9;curit&#xe9; ? C&apos;est leur faute... On n&apos;a m&#xea;me plus besoin de leur faire porter un signe distinctif ou de signaler leurs maisons, leurs commerces : dans son infinie bont&#xe9;, Dieu (le n&#xf4;tre, hein, attention, on m&#xe9;lange pas !) les a faits vraiment diff&#xe9;rents, on les reconna&#xee;t tout de suite, et tout de suite on leur donne le nom d&apos;une couleur : c&apos;est quand m&#xea;me plus pratique que d&apos;avoir &#xe0; se pencher sur des d&#xe9;tails (nez, oreilles, doigts crochus, etc) pour se d&#xe9;cider !&lt;br /&gt;Enfin, r&#xe9;duits &#xe0; l&apos;&#xe9;tat de troupeau, on les parque. Derri&#xe8;re des barbel&#xe9;s, de pr&#xe9;f&#xe9;rence : une vieille habitude...&lt;br /&gt;On ne les envoie pas &#xe0; la mort. Pas tout de suite. On en utilise quelques-uns, parce que c&apos;est une main d&apos;œuvre docile et bon march&#xe9;, dans une sorte de tol&#xe9;rance amorale, ou plut&#xf4;t dans l&apos;ordre moral du profit.&lt;br /&gt;Et on les renvoie, dans un ailleurs qu&apos;on appelle chez eux, menott&#xe9;s, drogu&#xe9;s, sourds &#xe0; leurs cris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez nous, on a Brice Hortefeux.&amp;nbsp; Un brave homme, soucieux de pr&#xe9;server la France des hordes d&apos;untermenschen. Un type froid, organis&#xe9;, m&#xe9;thodique. Sans &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me. Sans &#xe2;me, pour tout dire.&lt;br /&gt;Un type qui fait froid dans le dos quand on pense &#xe0; Heinrich Himmler...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Expulsion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une poup&#xe9;e dans le caniveau&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Une vieille femme jet&#xe9;e &#xe0; terre&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Un landeau pouss&#xe9; par la fen&#xea;tre&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Une porte arrach&#xe9;e &#xe0; ses gonds&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Un enfant bouscul&#xe9; arrach&#xe9; &#xe0; sa m&#xe8;re&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;L’intimit&#xe9; viol&#xe9;e d’un peu de linge &#xe9;pars&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Des cris et le bruit mat des chairs sous la matraque&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Un cri plus fort encore, de rage et de folie&lt;br /&gt;Un CRS qui tape&lt;br /&gt;Et puis le coup de feu ramenant le silence&lt;br /&gt;Un CRS qui tombe&lt;br /&gt;Avec, dans l’œil, un &#xe9;tonnement.&lt;br /&gt;Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Jan 2008 13:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fumeur !</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/08/7485489.html</link><category>Une &#xe9;poque formidable</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/08/7485489.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7485489/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2008/01/08/7485489.html</guid><description>&lt;p&gt;Je fume.&lt;br /&gt;Je fume et je vous emmerde. Tous.&lt;br /&gt;Avant, j&apos;&#xe9;tais plut&#xf4;t urbain. J&apos;offrais mon perlot &#xe0; qui en voulait, et je m&apos;enqu&#xe9;rais, avant d&apos;en griller une en soci&#xe9;t&#xe9;, de l&apos;&#xe9;ventuelle indisposition qui pourrait r&#xe9;sulter pour mon entourage imm&#xe9;diat de mon inclination pour l&apos;herbe &#xe0; Nicot.&lt;br /&gt;Aujourd&apos;hui : tiens, fume ! &lt;br /&gt;D&#xe8;s que je trouve un endroit o&#xf9; l&apos;on peut encore en griller une sans qu&apos;un importun sonne la mar&#xe9;chauss&#xe9;e, je fume comme une chemin&#xe9;e d&apos;usine (d&apos;avant les d&#xe9;localisations bien entendu). Et gare &#xe0; celui qui voudrait revendiquer son int&#xe9;grisme de non-fumeur : qu&apos;il aille donc respirer ailleurs !&lt;br /&gt;Ces gens sont insupportables. Les non-fumeurs. Les ayatollahs de l&apos;air pur. Ils prom&#xe8;nent leur vindicte dans un relent d&apos;eau de cologne du Mont St Michel, un peu comme les bigots sentent la sacristie. Ils jouent les flics. Ils adorent &#xe7;a. Ah, cette ivresse du pouvoir, ce plaisir de morig&#xe9;ner, cette soif de d&#xe9;lation... &amp;quot;Vous n&apos;avez pas le droit de fumer ici ! &#xc7;e n&apos;est pas bien, vous savez ? Je vais appeler un agent si vous continuez...&amp;quot; &lt;br /&gt;Bande de foutriquets revanchards, race de bignolles, pousse-m&#xe9;gots !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fume parce que j&apos;aime &#xe7;a. Et parce que je suis aimable.&lt;br /&gt;Un homme, &#xe7;a sent le tabac brun ou le Virginie ; un homme, &#xe7;a offre du feu &#xe0; une femme. Et la femme allume la cigarette de l&apos;homme qu&apos;elle aime, et la lui glisse entre les l&#xe8;vres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je suis entr&#xe9; en prison, ma premi&#xe8;re consolation, ma premi&#xe8;re fraternit&#xe9;, mon premier plaisir fut une cigarette. Et quand j&apos;en sortis, c&apos;est le dos au porche de la Sant&#xe9; que je grillai les premi&#xe8;res secondes d&apos;une libert&#xe9; retrouv&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s l&apos;obligation du casque &#xe0; moto (il m&apos;arrive assez souvent d&apos;enfourcher la mienne en oubliant totalement cet inutile accessoire), apr&#xe8;s l&apos;obligation du port de la ceinture de s&#xe9;curit&#xe9; (heureusement, ma corpulence me permet d&apos;&#xe9;chapper &#xe0; cette brimade), apr&#xe8;s la limitation de vitesse et l&apos;abaissement &#xe0; un seuil ridicule de l&apos;alcool&#xe9;mie autoris&#xe9;e au volant (alors qu&apos;il est &#xe9;vident que tout ceci n&apos;a que peu d&apos;incidence sur le taux des accidents de la route, il suffit de comparer les chiffres en tenant compte de l&apos;accroissement du parc automobile), apr&#xe8;s toutes ces libert&#xe9;s entrav&#xe9;es, circonscrites, on s&apos;attaque d&#xe9;sormais au plaisir !&lt;br /&gt;Et d&#xe9;j&#xe0; se profile l&apos;interdiction du gras, l&apos;interdiction du sucre... Et pourquoi pas, comme dans certains &#xe9;tats am&#xe9;ricains, l&apos;interdiction de certaines positions ou certains usages sexuels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on en est &#xe0; interdire la pipe...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Jan 2008 01:59:10 GMT</pubDate></item><item><title>Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens...</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7260354.html</link><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7260354.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7260354/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7260354.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/64/35/375228/20144266.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;168&quot; height=&quot;204&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/64/35/375228/20144266_p.jpg&quot; alt=&quot;medium_colonies&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L&apos;affaire de l&apos;Arche de Zo&#xe9; fait couler beaucoup d&apos;encre dans les colonnes des journaux... Mais l&apos;œil est toujours occidental, toujours fran&#xe7;ais, et pour tout dire toujours colonialiste.&lt;br /&gt;J&apos;&#xe9;crivais il y a peux &amp;quot;le &amp;quot;droit d&apos;ing&#xe9;rence&amp;quot; est une foutaise n&#xe9;o-colonialiste invent&#xe9;e par le social-tra&#xee;tre Kouchner, et repirse par le monde occidental pour aller en toute impunit&#xe9; marcher sur les plates-bandes des gouvernements des pays du tiers-monde. J&apos;aimerais voir la gueule de nos politiques si demain un gouvernement africain envoyait la troupe &#xe0; Roissy pour lib&#xe9;rer les malheureux n&#xe8;gres odieusement trait&#xe9;s au centre de r&#xe9;tention administrative ! &amp;quot;&lt;br /&gt;Mais c&apos;est bien pire que &#xe7;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une seconde on ne parle de l&apos;absolue n&#xe9;cessit&#xe9; pour la nation Tchadienne de mener &#xe0; bien ce proc&#xe8;s.&lt;br /&gt;Mettons de c&#xf4;t&#xe9; les path&#xe9;tiques demeur&#xe9;s (ou les escrocs malhabiles, apr&#xe8;s tout, on ne sait pas...) qui deviennent de fait l&apos;objet d&apos;un enjeu politique. Et consid&#xe9;rons les choses du c&#xf4;t&#xe9; tchadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#xe9;sumons :&lt;br /&gt;Une poign&#xe9;e d&apos;ahuris organise une impensable magouille au nom de &amp;quot;l&apos;humanitaire&amp;quot; (!).&lt;br /&gt;Cette magouille est a a priori encourag&#xe9;e par l&apos;&#xe9;tat fran&#xe7;ais, qui met &#xe0; disposition des infrastructures militaires.&lt;br /&gt;Les participants &#xe0; cette &#xe9;pop&#xe9;e sont soup&#xe7;onn&#xe9;s d&apos;avoir sur le sur le territoire tchadien commis un certain nombre d&apos;infractions graves.&lt;br /&gt;Ils sont interpell&#xe9;s. La Justice tchadienne est saisie. Une instruction est ouverte, un juge se voit confier le dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien que de tr&#xe8;s normal. C&apos;est ainsi que fonctionne, par exemple, la Justice fran&#xe7;aise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, tout &#xe0; coup, l&apos;histrion qui a gagn&#xe9; en France les derni&#xe8;res pr&#xe9;sidentielles, et n&apos;est pas du genre &#xe0; s&apos;embarrasser de la pr&#xe9;somption d&apos;innocence notamment en ce qui concerne les infractions commises par les &amp;quot;&#xe9;trangers&amp;quot; sur le sol fran&#xe7;ais,&amp;nbsp; tout &#xe0; coup donc ce petit homme d&#xe9;cide qu&apos;il va aller &amp;quot;sauver&amp;quot; les d&#xe9;tenus au Tchad.&lt;br /&gt;Et ce, au m&#xe9;pris d&apos;une ind&#xe9;pendance qui remonte quand m&#xea;me au 11 ao&#xfb;t 1960 !&lt;br /&gt;Eh oui, d&#xe9;cider, au m&#xe9;pris de toutes les r&#xe8;gles diplomatiques, de soustraire ses ressortissants &#xe0; la Justice d&apos;un pays tiers, c&apos;est nier l&apos;ind&#xe9;pendance de ce pays ; c&apos;est bafouer son autorit&#xe9; ; c&apos;est assurer qu&apos;au fond, rien n&apos;a chang&#xe9;, que l&apos;administration de l&apos;ancienne AOF-AEF est toujours aux mains de la France - ce qui est la d&#xe9;finition m&#xea;me du colonialisme.&lt;br /&gt;C&apos;est confirmer le discours de Dakar. Comme disait Mac Mahon : &amp;quot;Vous &#xea;tes le n&#xe8;gre ? Eh bien, continuez !&amp;quot;.&lt;br /&gt;(J&apos;en profite pour saluer la m&#xe9;moire de Camille Mortenol...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va, donc, court et nous venge, et ram&#xe8;ne avec lui les innocents soustraits &#xe0; l&apos;ennemi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#xe0;-dessus, toute la presse aux ordres de vanter ses m&#xe9;rites, et de s&apos;interroger sur l&apos;opportunit&#xe9; de laisser juger ceux qui restent par ce pays de sauvages qu&apos;est le Tchad...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#xe0;.&lt;br /&gt;Le Tchad est un &#xe9;tat souverain, et cette souverainet&#xe9; vaut bien toutes les autres.&lt;br /&gt;Notamment toutes les autres souverainet&#xe9;s africaines.&lt;br /&gt;Il faut donc n&#xe9;cessairement que le proc&#xe8;s ait lieu au Tchad.&lt;br /&gt;Car ce proc&#xe8;s est une occasion unique pour un &#xe9;tat africain, et m&#xea;me pour l&apos;Afrique enti&#xe8;re, de secouer le joug &amp;quot;humanitaire&amp;quot; qui a succ&#xe9;d&#xe9; au joug colonial.&lt;br /&gt;Si les fameuses ONG apprennent qu&apos;on ne peut plus jouer impun&#xe9;ment la carte de l&apos;ing&#xe9;rence en Afrique, cela permettra aux pays africains de sortir de cet &#xe9;change de dupe o&#xf9; ils jouent toujours le r&#xf4;le du n&#xe9;cessiteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, ce qui serait vraiment un pied de nez aux (ex)colonisteurs, et tout &#xe0; la gloire de l&apos;&#xe9;tat tchadien, ce serait de juger les membre de l&apos;Arche de Zo&#xe9;, de condamner ceux qui s&apos;av&#xe8;reront coupables... et de les nommer illico citoyens d&apos;honneur, puisqu&apos;ils auront permis au Tchad de signifier v&#xe9;ritablement son ind&#xe9;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Dec 2007 21:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Vae victis, et toutes ces sortes de choses...</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7259566.html</link><category>Politique circus</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7259566.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7259566/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/12/16/7259566.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cette sc&#xe8;ne est une sc&#xe8;ne de fiction, qui ne met en cause aucun personnage existant ou ayant exist&#xe9;, et qui n&apos;est en aucun cas inspir&#xe9;e de l&apos;article paru dans &amp;quot;Marianne&amp;quot; n&#xb0; 555, page 36.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/17/375228/20141989.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;loupbettyboop&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/17/375228/20141989_p.jpg&quot; style=&quot;width: 197px; height: 215px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Allons, entre, n&apos;aie pas peur !&lt;br /&gt;- Mais je n&apos;ai pas peur !&lt;br /&gt;- Ah, c&apos;est bien, &#xe7;a, on est une grande fille... Alors, comment &#xe7;a va ?&lt;br /&gt;- Eh bien... Je suis un peu &#xe9;tonn&#xe9;e...&lt;br /&gt;- Mais non, mais non, c&apos;est la r&#xe8;gle, tu sais... Tu as voulu jouer, et... C&apos;est moi qui ai gagn&#xe9; ! Alors, aujourd&apos;hui, je fais ce que je veux, et tu fais ce que je veux !&lt;br /&gt;- Mais enfin... C&apos;est &#xe0; dire... &#xc7;a ne fonctionne pas vraiment comme &#xe7;a, Monsieur le...&lt;br /&gt;- Ttt ttt tt, assieds-toi dans le fauteuil, l&#xe0;, et moi je vais me mettre &#xe0; l&apos;aise sur le canap&#xe9;... L&#xe0;&#xe0;&#xe0;&#xe0;, d&#xe9;tends-toi...&lt;br /&gt;- Un peu de tenue quand m&#xea;me, redressez-vous, vous &#xea;tes d&#xe9;j&#xe0; petit...&lt;br /&gt;- Ooohhh mais on fait sa vilaine ! Allez, prends un chocolat, l&#xe0;, sur la table.&lt;br /&gt;- Merci, non. je ne suis pas venue pour &#xe7;a.&lt;br /&gt;- Ah tu n&apos;es pas venue pour &#xe7;a ! Mais c&apos;est moi qui ai gagn&#xe9; : prends donc un chocolat !&lt;br /&gt;- Mais vous &#xea;tes aga&#xe7;ant &#xe0; la fin ! Je-ne-veux-pas-de-cho-co-lat : c&apos;est clair, l&#xe0; ?&lt;br /&gt;- Ah j&apos;aime &#xe7;a quand tu fais ta tigresse ! Alors tu ne veux pas de chocolat ? Tu veux peut-&#xea;tre autre chose, hein, petite coquine ? Regarde ce que je fais, l&#xe0;, pendant que je te parle...&lt;br /&gt;- Mais voulez-vous vous reboutonner tout de suite ! Vous &#xea;tes ridicule ! Et en plus y&apos;a vraiment pas de quoi se vanter !&lt;br /&gt;- Mais dis-donc, tu oublies &#xe0; qui tu parles !&lt;br /&gt;- C&apos;est plut&#xf4;t vous qui vous oubliez, Monsieur le...&lt;br /&gt;- Non, non, non, je ne m&apos;oublie jamais. Je me les sers moi-m&#xea;me avec assez de verve... Tiens, regarde plut&#xf4;t : tu en as d&#xe9;j&#xe0; vues, des comme &#xe7;a ?&lt;br /&gt;- Oh je vous en prie !&lt;br /&gt;- Mais non ! Mon poignet ! Regarde mon poignet !&lt;br /&gt;- Certes vous usiez bien de sa veuve, mais je ne vois pas...&lt;br /&gt;- Elle est belle, ma montre, hein ! C&apos;est une Rolex. &#xc7;a vaut des sous, tu sais, une montre comme &#xe7;a...&lt;br /&gt;- ?!?&lt;br /&gt;- Tu veux la m&#xea;me ? Si tu es gentille...&lt;br /&gt;- Bon, &#xe7;a suffit, reprenez-vous, maintenant ! Je connais encore du monde, ici, j&apos;y &#xe9;tais avant vous. Alors, si vous continuez, j&apos;appelle !&lt;br /&gt;- Bon, tr&#xe8;s bien, tr&#xe8;s bien... Mis je vous raccompagne, alors, hein, qu&apos;on nous prenne en photo !&lt;br /&gt;- Non, non, ce n&apos;est pas la peine !&lt;br /&gt;- Mais si, je suis le vainqueur, quand m&#xea;me, et tu as beau ne pas vouloir, tu finiras par me sucer jusqu&apos;&#xe0; la mo&#xeb;lle !&lt;br /&gt;- Oh qu&apos;il est aga&#xe7;ant ! &#xc7;a ne vous vaut rien de rester c&#xe9;libataire, Monsieur le...&lt;br /&gt;- Mais je ne suis pas c&#xe9;libataire ! T&apos;as vu les paquets que je me trimballe dans mon &#xe9;quipe ? Y&apos;a d&apos;la dinde de concours, l&#xe0;... Mon ex se sapait en Prada, mais l&#xe0; j&apos;ai une petite qui choisit ses oripaux chez Dior, j&apos;en ferais bien mon humidificateur &#xe0; cigare, moi !&lt;br /&gt;- Il suffit. J&apos;&#xe9;tais venue pour avoir une conversation s&#xe9;rieuse, et vous me prenez pour un minitel rose !&lt;br /&gt;- Ben quoi, &apos;as d&#xe9;j&#xe0; la couleur...&lt;br /&gt;- Brisons l&#xe0;, Monsieur le...&lt;br /&gt;- Ta gueule et souris, v&apos;l&#xe0; les photographes !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Dec 2007 21:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>A bas le T&#xe9;l&#xe9;thon !</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/22/6975223.html</link><category>Opinions tranch&#xe9;es (voir tranchantes)</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/22/6975223.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6975223/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/22/6975223.html</guid><description>&lt;p&gt;&#xc7;a y est, &#xe7;a recommence ! La t&#xe9;l&#xe9; n&apos;en peut plus, les journaux titrent sur l&apos;&#xe9;v&#xe8;nement : le t&#xe9;l&#xe9;thon nouveau &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/62/375228/19333261.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;136&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;telethon&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/62/375228/19333261_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; est arriv&#xe9; !&lt;br /&gt;Mais c&apos;est pire que le Beaujolais ce truc-l&#xe0; ! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d&apos;abord, comme les Enfoir&#xe9;s, SolenSi, les Restaus du Cœur, etc, c&apos;est scandaleux de voir ce qui n&apos;aurait d&#xfb; &#xea;tre qu&apos;un lancement, une responsabilisation de nos hommes politique, dure des ann&#xe9;es et des ann&#xe9;es.&lt;br /&gt;Et en plus, ils en sont fiers, tous les petits animateurs, les obscurs plumitifs, les invit&#xe9;s au prestige d&#xe9;cati : ils sont l&#xe0;, encore l&#xe0;, toujours l&#xe0;.&lt;br /&gt;Le b&#xe9;n&#xe9;volat, c&apos;est l&apos;entretien des carences de l&apos;&#xe9;tat. Nous n&apos;avons pas &#xe0; &amp;quot;lutter&amp;quot;, &#xe0; &amp;quot;soutenir&amp;quot; des probl&#xe8;mes de sant&#xe9; publique: c&apos;est le r&#xf4;le de l&apos;&#xe9;tat de prendre &#xe7;a en charge. Nous avons constitu&#xe9; la R&#xe9;publique, nous l&apos;avons soutenue, nous avons vot&#xe9;, &#xe9;lu tous ces abrutis qui gourvernent (ou qui voudraient bien) pour qu&apos;entre autres l&apos;&#xe9;tat s&apos;occupe de tout ce qui touche &#xe0; la cause commune, la sant&#xe9; &#xe9;tant notamment du nombre !&lt;br /&gt;Et puis, cette fa&#xe7;on de victimiser les malades, de culpabiliser le vain peuple... Tout cel&#xe0; est d&#xe9;goulinant de bonnes intentions et de culpabilit&#xe9; judeo-chr&#xe9;tienne... Et ces remerciements, vous, tous, les pauvres couillons, qu&apos;on remercie de leur aide, de leur participation, tout &#xe7;a bien envelopp&#xe9; !&lt;br /&gt;LE TELETHON EST UNE HONTE ! C&apos;est indigne, c&apos;est malsain, c&apos;est pornographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, le t&#xe9;l&#xe9;thon (et consorts) c&apos;est la porte ouverte &#xe0; un syst&#xe8;me &#xe0; l&apos;am&#xe9;ricaine, o&#xf9; le social en g&#xe9;n&#xe9;ral est d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9; au priv&#xe9;, aux &#xe9;glises, aux sectes, bref, &#xe0; l&apos;argent et au goupillon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, si vous ne voulez pas voir dispara&#xee;tre les services de l&apos;&#xe9;tat ; si vous ne voulez pas d&apos;un syst&#xe8;me o&#xf9; la charit&#xe9; s&apos;acoquine au business ; si vous ne voulez plus &#xea;tre culpabilis&#xe9;s parce que l&apos;&#xe9;tat se d&#xe9;charge de ses devoirs sur la piti&#xe9; publique ; si vous pensez que les myopathe et autres handicap&#xe9;s ou malades sont v&#xe9;ritablement des &#xea;tres, et surtout des citoyens, comme les autres, qui n&apos;ont pas besoin de votre piti&#xe9; t&#xe9;l&#xe9;guid&#xe9;e ou de votre int&#xe9;r&#xea;t annuel (parce que vous y pensez les autres jours de l&apos;ann&#xe9;e ?), mais plut&#xf4;t de voir leur maladie, leur handicap, les recherches et les traitements adequats pris en charge par l&apos;&#xe9;tat, au nom de tous les citoyens, BOYCOTTEZ LE TELETHON !!!&lt;br /&gt;.../...&lt;br /&gt;Ce n&apos;est pas en encourageant les initiatives du type &amp;quot;T&#xe9;l&#xe9;thon&amp;quot; qu&apos;on arrivera &#xe0; contraindre les Politiques de faire leur boulot... Bien au contraire ! &lt;br /&gt;La charit&#xe9;... Un des sentiments les plus bas, les plus ignoble, de notre h&#xe9;ritage judeo-chr&#xe9;tien. Il permet toutes les bassesses, puisqu&apos;une seule &amp;quot;B.A.&amp;quot; les rach&#xe8;te !&lt;br /&gt;Et puis, cette fa&#xe7;on de mettre en montre un groupe en le r&#xe9;duisant &#xe0; sa seule sp&#xe9;cificit&#xe9;, &#xe7;a, c&apos;est du racisme ! &amp;quot;Les myopathes&amp;quot;, &amp;quot;les enfants malades&amp;quot;, etc.&lt;br /&gt;La maladie est un d&#xe9;tail de la vie. Seul l&apos;homme importe, et si l&apos;on peut regretter ou d&#xe9;plorer que certains souffrent, soient diminu&#xe9;s ou meurent pr&#xe9;matur&#xe9;ment, quelles que soient leurs afflictions ce sont avant tout des hommes !&lt;br /&gt;Ainsi, toi, je me fous totalement que tu sois dans un fauteuil : qu&apos;est-ce que &#xe7;a devrait changer pour moi ? Je devrais avoir piti&#xe9; ? Etre &#xe9;mu ? Non, tu es en fauteuil, soit, mais tu peux &#xea;tre un individu charmant ou un salaud fini... Et je devrais nuancer mon opinion parce que tu es en fauteuil ?&lt;br /&gt;Tu supporterais - tu supportes ? - de te voir traiter diff&#xe9;remment &#xe0; cause, et &#xe0; cause seulement de ton handicap ?&lt;br /&gt;.../...&lt;br /&gt;L&apos;abb&#xe9; Pierre&#xa9; !!! On devrait tous avoir honte ! En 54, il est intervenu &#xe0; l&apos;Assembl&#xe9;e Nationale, et il a r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; ensuite que c&apos;&#xe9;tait &#xe0; l&apos;&#xe9;tat d&apos;assumer, d&apos;intervenir. Les d&#xe9;put&#xe9;s lui ont jet&#xe9; un os, e basta !&lt;br /&gt;Bon, je dois reconna&#xee;tre que lui au moins s&apos;est sorti les doigts du cul pour mettre sur pied une entreprise p&#xe9;renne. Mais il contribue aussi &#xe0; entretenir les carences de l&apos;&#xe9;tat. Ce qu&apos;il reconna&#xee;t et d&#xe9;nonce, d&apos;ailleurs, ainsi que les gens du DAL par exemple.&lt;br /&gt;Et Coluche ? Je me souviens d&apos;un d&#xe9;bat (houleux comme d&apos;hab&apos;) chez Polac, o&#xf9; Coluche expliquait qu&apos;il lan&#xe7;ait les Restos pour pallier la carence de l&apos;Etat, et qu&apos;il esp&#xe9;rait que &#xe7;a ne dure pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux l&#xe0;, par ailleurs, sont &#xe0; l&apos;origine de changements l&#xe9;gislatifs qui ne reposaient pas sur les dons des braves gens, mais sur leur col&#xe8;re, col&#xe8;re qui a entra&#xee;n&#xe9; le vote de nouvelles lois par peur (car les hommes politiques sont de grands l&#xe2;ches qui ont peur du peuple !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le charity-business est politique. Quand on aura (on a d&#xe9;j&#xe0;, j&apos;en veux pour preuve vos r&#xe9;actions) pris l&apos;habitude de laisser intervenir des &#xe9;glises, des ONG, des associations, etc, pour g&#xe9;rer des probl&#xe8;mes relevant de la responsabilit&#xe9; de l&apos;&#xe9;tat, on en arrivera &#xe0; vivre dans une soci&#xe9;t&#xe9; totalement in&#xe9;galitaire, sans protection sociale, sans services publics, enfin bref une soci&#xe9;t&#xe9; &#xe0; l&apos;am&#xe9;ricaine. (cf le discours du petit Nicolas &#xe0; propos de la loi de 1905 devant l&apos;Institut des Hautes Etudes, j&apos;ai plus la r&#xe9;f&#xe9;rence mais facile &#xe0; trouver sur le Net)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, plut&#xf4;t que d&apos;encourager cette d&#xe9;mission par l&apos;adh&#xe9;sion &#xe0; ce genre de manifestations, il est temps de commencer &#xe0; aiguiser les fourches et &#xe0; charger les fusils.&lt;br /&gt;Je trouve que le rouge de nos trois couleurs est un peu d&#xe9;lav&#xe9; : le sang des Politiques pourrait raviver son &#xe9;clat...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(texte publi&#xe9; en 2006, mais toujours d&apos;actualit&#xe9; !)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 Nov 2007 23:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le train</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892707.html</link><category>Amour, d&#xe9;lice et orgue</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892707.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6892707/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892707.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/16/375228/19097828.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/16/375228/19097828_p.jpg&quot; alt=&quot;14931804_p&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ils ont laiss&#xe9; la cohue des estivants s’&#xe9;couler du train encore fr&#xe9;missant, &#xe0; peine arr&#xea;t&#xe9; que d&#xe9;j&#xe0; ceux qui attendaient en queue dans le couloir comme si &#xe7;a les faisait arriver plus vite plantaient leur talon victorieux dans l’asphalte amolli du quai, se demandant avec anxi&#xe9;t&#xe9; ce dont ils allaient faire du temps ainsi pr&#xe9;tendument gagn&#xe9;.&lt;br /&gt;Ils ont laiss&#xe9; s’extirper les familles en puissance d’une marmaille renfrogn&#xe9;e pour les a&#xee;n&#xe9;s et caquetante pour les pu&#xee;n&#xe9;s, des compartiments aux remugles de sueur et d’odeurs de cochonnailles, dans le vacarme des valises arrach&#xe9;es aux filets en &#xe9;borgnant le cadre d’aluminium ench&#xe2;ssant une photo jaunie des falaises d’Etretat, don du Comit&#xe9; du Tourisme, la SNCF vous y conduit.&lt;br /&gt;Ils ont laiss&#xe9; se tarir le flot des recommandations domestiques s’entrem&#xea;lant &#xe0; celui des retrouvailles exclamatives qui ne l’&#xe9;taient pas moins.&lt;br /&gt;Le train d’abord, le quai ensuite, se sont vid&#xe9;s comme un intestin abandonne le bran qui l’encombre.&lt;br /&gt;Le soulagement &#xe9;tait g&#xe9;n&#xe9;ral, m&#xea;me les b&#xe2;timents semblaient souffler, et la verri&#xe8;re, l&#xe0;-haut, murmurait sous un z&#xe9;phyr d’apaisement.&lt;br /&gt;Dans le compartiment 23, on se leva, on lissa machinalement un pli de pantalon, on v&#xe9;rifia machinalement le bouffant d’une m&#xe8;che, et l’on se regarda, heureux encore, &#xe9;tonn&#xe9; encore, de voir l’autre.&lt;br /&gt;Une main manucur&#xe9;e saisit un r&#xe9;ticule, une main &#xe9;paisse crocha l’anse d’un sac immense : le compartiment 23 &#xe9;tait vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pied h&#xe9;sitant affronta chaque marche du wagon, reconnaissant d’un tapotement la tra&#xee;trise des surfaces planes et les rassurantes asp&#xe9;rit&#xe9;s de la t&#xf4;le larm&#xe9;e. Le pied bient&#xf4;t rencontra le sol, et l’&#xea;tre qui le gouvernait fut saisi d’un fr&#xe9;missement : gagn&#xe9; !&lt;br /&gt;Il empoigna le sac de voyage qui reposait comme une menace – il savait laquelle !- et l’accompagna jusqu’au sol dans une parabole dont le point remarquable connut sa d&#xe9;finition &#xe0; port&#xe9;e de main.&lt;br /&gt;Un autre pied, chauss&#xe9; celui-l&#xe0; d’&#xe9;l&#xe9;gantes sandales, apparut au nez de la marche sup&#xe9;rieure. L’homme haussa le bras, et proposa sa main en pommeau &#xe0; l’autre main qui s’y reposa aussit&#xf4;t en un geste tendre de possession et de confiance. L’on sentait que cette femme transformait en caresse prometteuse le moindre appui qu’elle requ&#xe9;rait, rendant ainsi l&#xe9;ger et pr&#xe9;cieux &#xe0; ses &#xe9;tais le poids de l’aide &#xe0; peine sollicit&#xe9;e. Elle ne s’abandonnait pas, elle se retenait en l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;, quoi que cet effort lui co&#xfb;t&#xe2;t. Elle lui faisait ainsi des promesses muettes, il les accueillait avec reconnaissance, et les lui retournait en d&#xe9;sir d’elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils marchaient enfin sur le quai, elle libre et lui dans son sillage.&lt;br /&gt;Elle pouvait avoir quatre-vingts ans, lui sans doute un lustre de moins.&lt;br /&gt;Le regard indiff&#xe9;rent des chalands voyait un couple &#xe2;g&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lui, regardant sa silhouette toujours &#xe9;lanc&#xe9;e, oubliait le poids du sac dont la bandouli&#xe8;re lui sciait l’&#xe9;paule. Il se sentait investi d’une s&#xe8;ve neuve, la fulgurance de ses vieilles douleurs s’&#xe9;touffait dans l’airain de&amp;nbsp; l’amour qui le submergeait, du d&#xe9;sir qui le hantait.&lt;br /&gt;Il suivait une jeune fille.&lt;br /&gt;Elle, sous ce regard qu’elle devinait, qui l’enveloppait comme une caresse, qu’elle sentait au creux de sa nuque, ce regard qu’elle connaissait et dont elle ne se rassasiait pas, redressait les &#xe9;paules et, sous la taille encore prise, retrouvait un balancement aguicheur des hanches, une langueur de la d&#xe9;marche, r&#xe9;v&#xe9;lant une f&#xe9;minit&#xe9; splendide qui ne l’avait pas quitt&#xe9;e, qui ne la quitterait jamais.&lt;br /&gt;De temps en temps, elle se retournait vers lui, l’œil rieur et sa grande m&#xe8;che en bataille au-dessus du front, d’un air de dire : mais venez-vous, enfin ? &lt;br /&gt;Et il lui r&#xe9;pondait muettement, dans un jeu qui remontait aux pr&#xe9;mices de leur amour : courez jusqu’&#xe0; l’arbre, et revenez !&lt;br /&gt;Elle avait toujours eu de longues jambes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils &#xe9;taient amants depuis plus de trente ans.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Nov 2007 01:07:54 GMT</pubDate></item><item><title>Adult&#xe8;re</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892549.html</link><category>Cris</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892549.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6892549/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/15/6892549.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/80/375228/19097434.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;234&quot; height=&quot;149&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/80/375228/19097434_p.jpg&quot; alt=&quot;LEFEVRE_2&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il rien de plus excitant qu&apos;un adult&#xe8;re ? Ces rendez-vous secrets, ces courses comme des &#xe9;chapp&#xe9;es, et surtout, surtout, l&apos;Autre. L&apos;autre qu&apos;on peut ha&#xef;r, et qui pourtant complice, l&apos;autre qui g&#xea;ne un peu, et pourtant nous rapproche, l&apos;autre qui est ce lien et pourtant la menace, l&apos;autre autour de qui tout un jeu s&apos;organise, l&apos;autre toujours pr&#xe9;sent comme une ombre, un amer. L&apos;autre, c&apos;est tout ce monde qu&apos;on voudrait briser, mais contre lequel on serre ses fragiles amours, l&apos;autre c&apos;est l&apos;excitant thurif&#xe9;raire aux alc&#xf4;ves moites, c&apos;est le mensonge enfin rachetant la puret&#xe9;, la fange d&#xe9;licieuse &#xe0; la rue du lit, le feu du naufrageur sur les tra&#xee;tres brisants o&#xf9; s&apos;ab&#xee;meront ces amours sc&#xe9;l&#xe9;rates...&lt;br /&gt;L&apos;autre... L&apos;autre &#xe0; qui l&apos;on arrache la livre de Shylock, avec cette impression de sauver une vie, &#xf4; &#xe0; peine, quelques instants de vie, libre et enfi&#xe9;vr&#xe9;e, un atome de bonheur instantan&#xe9; qui va durer toujours au moins jusqu&apos;&#xe0; demain...&lt;br /&gt;L&apos;autre qui toujours endossera la faute, l&apos;autre qui est la cause et le pr&#xe9;texte, l&apos;autre qui a viol&#xe9; les chairs que l&apos;on v&#xe9;n&#xe8;re, mais viol&#xe9; l&#xe2;chement dans le respect du jeu, tandis que nous froissons nos peaux dans des langueurs d&apos;alcools, tandis qu&apos;adolescents nous jouons la passion...&lt;br /&gt;Mais faut-il que cet autre nous obs&#xe8;de &#xe0; ce point, que sit&#xf4;t disparu, perdu &#xe0; nos m&#xe9;moires, nous n&apos;ayons d&apos;autre urgence que d&apos;atteler &#xe0; deux pour une course vaine o&#xf9; notre devenir est un but un peu flou que nous appelons : nous ?&lt;br /&gt;Si m&apos;en croyez vivez les amours clandestines, si elles ne le sont plus piquez-les d&apos;interdits, de courses et de bruits, mais jamais n&apos;aimez qui&#xe8;tement.&lt;br /&gt;C&apos;est votre obligation pour n&apos;&#xea;tre jamais l&apos;Autre. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Nov 2007 00:24:51 GMT</pubDate></item><item><title>La porte &#xe9;troite</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/13/6880161.html</link><category>Rions un peu...</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/13/6880161.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6880161/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/13/6880161.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;width: 320px;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;320&quot; scrolling=&quot;no&quot; height=&quot;256&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/blog/video/5836566?key=0svutetwz846rri99gdg26vi9jdgv1u2uonpt2yl&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; id=&quot;i0svutetwz846rri99gdg26vi9jdgv1u2uonpt2yl&quot; style=&quot;border: medium none ; margin: 0px; width: 320px; height: 256px;&quot;&gt; &lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;font style=&quot;margin-top: 0px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=oQ4jHEo7224&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 Nov 2007 22:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Putasserie t&#xe9;l&#xe9;visuelle</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/09/6824070.html</link><category>Une &#xe9;poque formidable</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/09/6824070.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6824070/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/09/6824070.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/72/375228/18894401.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/72/375228/18894401_p.jpg&quot; alt=&quot;prostituee&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; width: 163px; height: 224px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Bon. Y&apos;a Patrick Dupont. Dupond. Dupondt. Je sais plus. Le Tintin des danseurs-&#xe9;toile. Eteint. C&apos;est l&apos;&#xe2;ge. Le danseur-vermeil.&lt;br /&gt;C&apos;est le seul que je reconnaisse.&lt;br /&gt;Une mani&#xe8;re de vieux normand - ah ! Il est canadien. Comme ces gens sont curieux ! - bougon, acari&#xe2;tre m&#xea;me, et une blonde sans importance collective, &#xe0; l&apos;œil vide et au visage enlaidi d&apos;&#xea;tre &#xe0; ce point marqu&#xe9; de ces deux petites v&#xe9;roles que sont la m&#xe9;chancet&#xe9; et la b&#xea;tise, forment avec le sauteur sus-mentionn&#xe9; un jury.&lt;br /&gt;Parce que ces gens jugent. A l&apos;aune de quoi ? De leur incroyable suffisance, sans doute. Et qui jugent-ils ? Des pauvres gens, d&#xfb;ment s&#xe9;lectionn&#xe9;s pour que le public rie &#xe0; leurs d&#xe9;pens.&lt;br /&gt;Ces candidats vont du path&#xe9;tique de ce p&#xe8;re offrant &#xe0; l&apos;encan (il est des prox&#xe9;n&#xe9;tismes plus f&#xe2;cheux que celui du hareng) ses filles, l&apos;une &#xe0; l&apos;accord&#xe9;on, l&apos;autre au violon ou plut&#xf4;t au crin-crin, incapables de jouer en mesure, rappelant &#xe0; mes souvenirs l&apos;œuvre&amp;nbsp; d&apos;Hector Malot, &#xe0; la candeur de l&apos;illumin&#xe9; explorateur des chants bulgares, ou solognots, j&apos;ai oubli&#xe9;, mais ce sont des pays o&#xf9; l&apos;on fabrique du yaourt.&lt;br /&gt;Au premier on reprocha de n&apos;&#xea;tre pas assez bon. Il faut dire que ses fillettes n&apos;&#xe9;taient pas court-v&#xea;tues. Au dernier on ne comprit pas : le jury a l&apos;entendement aussi born&#xe9; que les voix bulgares sont myst&#xe9;rieuses. C&apos;est dire.&lt;br /&gt;Le public r&#xe9;agit avec un enthousiasme non-feint aux pancartes brandies en r&#xe9;gie, applaudit debout un serrurier &#xe0; la voix d&apos;or mais au tremolo incertain, s&apos;&#xe9;meut au spectalce d&apos;un sexag&#xe9;naire tremblant sur un fil, siffle une bimbo-p&#xe9;tasse venue faire &amp;quot;&#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;&amp;quot; ce qu&apos;elle fait d&apos;ordinaire seule devant la glace au fond de la salle du Macumba Club de Melun-Nord, et assiste avec effroi aux regimbades que se permettent parfois quelques candidats &#xe9;vinc&#xe9;s.&lt;br /&gt;Tout &#xe7;a se passe sur M6, et s&apos;appelle &amp;quot;L&apos;incroyable talent&amp;quot;.&lt;br /&gt;C&apos;est effectivement incroyable. &lt;br /&gt;Mettre en montre la maladresse de pauvres gens dans la tentative de r&#xe9;alisation de leurs r&#xea;ves, c&apos;est cynique.&lt;br /&gt;Les faire juger par un trio d&apos;imb&#xe9;ciles infatu&#xe9;s, c&apos;est de l&apos;arbitraire.&lt;br /&gt;Filmer le tout et le passer &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;vision, c&apos;est de la pornographie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne devrait montrer ces &#xe9;missions qu&apos;&#xe0; des voyeurs racol&#xe9;s sur les boulevards par des messieurs bien mis, qui les guideraient vers de discrets appartements en leur chchottant &#xe0; l&apos;oreille les descriptifs les plus salaces des s&#xe9;quences projet&#xe9;es.&lt;br /&gt;Et, de temps en temps, une descente de police viendrait &#xe9;gailler la voli&#xe8;re, comme aux temps anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah ! Je sens que Monsieur Lelay va encore nous parler d&apos;&#xe9;thique...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 Nov 2007 01:32:13 GMT</pubDate></item><item><title>Les voleurs de la mer</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6810034.html</link><category>Opinions tranch&#xe9;es (voir tranchantes)</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6810034.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6810034/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6810034.html</guid><description>&lt;p&gt;Alors comme &#xe7;a les Gilliat au petit-pied sont m&#xe9;contents ! Et le p&apos;tit Nicolas de se pr&#xe9;cipiter pour leur accorder&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/93/375228/18853455.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;111&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/93/375228/18853455_p.jpg&quot; alt=&quot;2007_11_06T120109Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP_FRANCE_PECHEURS_SARKOZY_MESURES_20071106&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; - sur notre dos - une dispense de paiement des charges sociales pour six mois ! Alors qu&apos;ils sont d&#xe9;j&#xe0; dispens&#xe9;s de taxes sur le fioul ! &lt;br /&gt;Outre que cette politique communautaire nous pr&#xe9;pare des lendemains fortement am&#xe9;ricanis&#xe9;s, c&apos;est quand m&#xea;me un comble ! Dispenser les marins-p&#xea;cheurs de charges ! Et puis quoi encore !&lt;br /&gt;N&apos;oublions quand m&#xea;me pas que ces types sont les voleurs de la mer.&lt;br /&gt;C&apos;est trop facile ! Tous autant qu&apos;ils sont, ils d&#xe9;peuplent les oc&#xe9;ans, pour p&#xea;cher du poisson qu&apos;on ne mange m&#xea;me pas, puisqu&apos;il sert principalement &#xe0; l&apos;alimentation animale.&lt;br /&gt;Ce poisson, ils le volent &#xe0; la communaut&#xe9;. Le cultivateur s&#xe8;me, l&apos;&#xe9;leveur na&#xee;t le b&#xe9;tail, le mara&#xee;cher repique, tous ces gens produisent. Le marin-p&#xea;cheur se sert.&lt;br /&gt;Alors, n&apos;oublions pas que ces gens ne paient pas m&#xea;me leur mati&#xe8;re premi&#xe8;re.&lt;br /&gt;S&apos;ils ne sont pas contents, ils n&apos;ont qu&apos;&#xe0; changer de m&#xe9;tier.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 07 Nov 2007 20:11:39 GMT</pubDate></item><item><title>J&apos;ai visit&#xe9; mon enfance</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6799940.html</link><category>Pol&#xe9;sie (merci &#xe0; Pierre Desproges)</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6799940.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6799940/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/07/6799940.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai visit&#xe9; mon enfance et tout &#xe9;tait chang&#xe9;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/43/375228/18824199.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/43/375228/18824199_p.jpg&quot; alt=&quot;ecolier03&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L&apos;ourson de peluche avait perdu ses yeux&lt;br /&gt;Il ne me voyait plus&lt;br /&gt;L&apos;herbe du jardin&lt;br /&gt;Avait grandi&lt;br /&gt;Et me cachait les h&#xe9;rissons&lt;br /&gt;Le tronc du cerisier anglais&lt;br /&gt;Etait fendu&lt;br /&gt;Le mur de pierres s&#xe8;ches &#xe9;croul&#xe9;&lt;br /&gt;J&apos;ai visit&#xe9; mon enfance et tout &#xe9;tait fini&lt;br /&gt;Tout tremblait dans la poussi&#xe8;re&lt;br /&gt;La fa&#xe7;ade blanche de la maison&lt;br /&gt;S&apos;endeuillait d&apos;ocre&lt;br /&gt;La voli&#xe8;re &#xe9;tait d&#xe9;sert&#xe9;e&lt;br /&gt;J&apos;ai fait quelques pas dans mon enfance&lt;br /&gt;Je ne me suis pas retrouv&#xe9;&lt;br /&gt;Je n&apos;aurai plus ces ann&#xe9;es &#xe0; vivre&lt;br /&gt;A esp&#xe9;rer &#xe0; r&#xea;ver &#xe0; grandir&lt;br /&gt;Dans un coin quelques billes en terre attendaient&lt;br /&gt;Je les ai touch&#xe9;es et elles ont &#xe9;clat&#xe9;&lt;br /&gt;J&apos;aurais voulu m&apos;arr&#xea;ter l&#xe0;&lt;br /&gt;M&apos;accroupir sur mes talons contre la vieille glycine&lt;br /&gt;Mais je n&apos;ai vu passer qu&apos;un fant&#xf4;me d&apos;enfant&lt;br /&gt;Il allait les mains dans les poches de sa grande blouse grise&lt;br /&gt;D&apos;&#xe9;colier triste&lt;br /&gt;Il avait le cr&#xe2;ne ras&#xe9; les mollets &#xe9;corch&#xe9;s et je savais&lt;br /&gt;Sur son dos les z&#xe9;brures qui avaient arrach&#xe9; des bouts d&apos;enfance&lt;br /&gt;Trop t&#xf4;t&lt;br /&gt;Sur son dos les z&#xe9;brures qui lui donneraient froid&lt;br /&gt;Plus tard&lt;br /&gt;Il allait dans le petit chemin de terre battue&lt;br /&gt;Le long des fraisiers vers le petit bois au fond&lt;br /&gt;O&#xf9; il jouerait avec des cloportes sous la grosse pierre&lt;br /&gt;Il allait se posant des questions, son insouciance en bandouli&#xe8;re&lt;br /&gt;J&apos;ai visit&#xe9; mon enfance et je lui ai dit&lt;br /&gt;Tu ne regretteras rien&lt;br /&gt;Il m&apos;a r&#xe9;pondu&lt;br /&gt;Qu&apos;il ne savait pas&lt;br /&gt;Qu&apos;il se sentait tout seul tout vieux tout gris comme sa blouse&lt;br /&gt;Il m&apos;a r&#xe9;pondu&lt;br /&gt;Qu&apos;il n&apos;avait jamais compris pourquoi la lumi&#xe8;re&lt;br /&gt;Chez les autres &#xe9;tait plus chaude aux veill&#xe9;es&lt;br /&gt;Il m&apos;a dit d&#xe9;j&#xe0; s&apos;&#xea;tre effray&#xe9; d&apos;avoir vu&lt;br /&gt;Chez les autres qu&apos;on s&apos;aimait&lt;br /&gt;J&apos;ai visit&#xe9; mon enfance&lt;br /&gt;Et je n&apos;ai pas aim&#xe9; ce qu&apos;on lui avait fait&lt;br /&gt;Dans la main du fant&#xf4;me d&apos;enfant j&apos;ai mis&lt;br /&gt;Ma main et de l&apos;autre je l&apos;ai tu&#xe9;&lt;br /&gt;Il est parti &#xe0; petit feu-follet&lt;br /&gt;Dans les hautes herbes du fond du jardin&lt;br /&gt;Et je suis rest&#xe9; mon couteau &#xe0; la main un peu perdu&lt;br /&gt;Tout &#xe9;tait comme avant le cerisier le mur la glycine&lt;br /&gt;Sauf le sang dessinant un ruisseau vermeil&lt;br /&gt;Et l&apos;homme au loin qui s&apos;y abreuvait&lt;br /&gt;C&apos;&#xe9;tait moi&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description><pubDate>Wed, 07 Nov 2007 00:41:35 GMT</pubDate></item><item><title>Les joies du r&#xe9;f&#xe9;rencement automatis&#xe9; !</title><dc:creator>campusliber</dc:creator><link>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/06/6796983.html</link><category>Une &#xe9;poque formidable</category><comments>http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/06/6796983.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://campusliber.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6796983/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://campusliber.canalblog.com/archives/2007/11/06/6796983.html</guid><description>&lt;p&gt;Le site de vente aux ench&#xe8;res eBay (&#xa9;&#xae; parce qu&apos;on ne sait jamais...) se veut pr&#xe9;sent partout, tout le temps, pour n&apos;importe quoi. Alors, quand on tape &amp;quot;arnaque&amp;quot; dans la fen&#xea;tre de recherche de Google, on obtient &#xe7;a :&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/24/375228/18815401.jpg&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;img width=&quot;333&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/24/375228/18815401_p.jpg&quot; alt=&quot;arnaquebay&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous, je ne sais pas, mais moi, &#xe7;a m&apos;amuse baucoup !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Nov 2007 19:47:04 GMT</pubDate></item></channel></rss>
